Les SEXOMNIES

 

 

 

 

Les sexomnies s’apparentent à une forme de somnambulisme et sont classifiées dans les parasomnies (comportements anormaux survenant pendant le sommeil).

Les sexomnies regroupent un ensemble de comportements sexuels involontaires et inconscients qui peuvent être centrés sur le personne souffrante (masturbation) ou en interaction non-consentie avec le partenaire de lit. Dans la sexomnie, tout le répertoire de la sexualité peut être présent, même des pratiques peu courantes dans le couple, ces troubles s’accompagnant souvent des vocalises habituelles de l’acte sexuel.

 

D’après la spécialiste, il existe deux types de sexsomnies, selon les phases du sommeil pendant lesquelles elles surviennent : 

  • Les sexsomnies du sommeil paradoxal : elle peut se manifester sous des formes variées, allant de l’exhibitionnisme jusqu’à des troubles du comportement sexuel comme des relations sexuelles en demi-éveil avec le ou la partenaire. Les dyskinésies paroxystiques nocturnes qui sont des formes de comportement épileptique qui se manifestent par des mouvements anormaux ou parfois des gestes sexuels accompagnés par des vocalisations sexuelles sous la forme de gémissements connues sous le nom de catathrénie.  Ces crises parfois impressionnantes peuvent être le résultat des effets indésirables de certains médicaments et sont souvent négligés par le corps médical.                                                                                                                  
  • Les sexsomnies du sommeil lent profond se présentent sous multiples formes:

Le syndrome d’Elpénor est parfois à l’origine d’agressions sexuelles involontaires. Également appelé ivresse confusionnelle, ce type de sexomnie est causé par un éveil incomplet au cours du sommeil lent profond. Le syndrome de Kleine-Levin se manifeste par des crises de somnolence qui s’accompagnent souvent de troubles du comportement sexuel et alimentaire. Ces crises peuvent durer plusieurs jours et touchent plutôt les hommes (70% des cas). L’alcoolisation sévère ou la prise d’alcool avec des anxiolytiques peuvent favoriser le somnambulisme sexuel avec des contacts sexuels allant parfois jusqu’au viol, une amnésie partielle ou totale pouvant être constatée au réveil. La plupart des sexsomnies présente un risque d’exposition à des problèmes médico-légaux.

 

Quelles sont les causes des sexomnies? 

 

Les causes des sexomnies sont multiples allant de causes biologiques aux causes environnementales (facteurs de stress, hygiène de vie). Ces troubles du comportement sexuel survenant pendant le sommeil peuvent être le résultat d’une prédisposition génétique ou peuvent apparaître comme effet indésirable de certains médicaments (antidépresseurs, antiparkinsoniens, anxiolytiques). Certaines maladies neurologiques (comme le Parkinson ou la démence à corps de Levy), une mauvaise hygiène de vie (décalage des phases d’endormissement, consommation d’alcool ou d’excitants) peuvent générer ce type de trouble.

 

Quelles sont les conséquences possibles des sexomnies ?

 

Outre que la perturbation de la vie de couple et des malentendus qui peuvent survenir suite aux manifestations des sexomnies, les implications médico-légales peuvent être significatives et délétères car les partenaires qui subissent les comportement de personnes atteintes de ce trouble peuvent porter plainte pour agression sexuelle.

Par ailleurs, les conséquences psychologiques des personnes souffrant de ces troubles peuvent être importantes (honte, culpabilité, dépression voire parfois même un syndrome de stress posttraumatique).

 

Comment est posé le diagnostic de ces troubles du comportement sexuel ? 

 

En général, le patient ne garde aucun souvenir des actes qu’il réalise au cours de la nuit. Le diagnostic est donc difficile à poser. Un entretien clinique avec un médecin ou un psychiatre peut permettre d’identifier la sexsomnie.

Une discussion avec le/la compagnon(e) peut également aider à déceler le problème. Ils remarquent quand il y a des comportements sexuels inhabituels ou une sexualité qui a évolué. Par exemple, un homme qui souhaite avoir des rapports pendant les règles alors que ce n’est pas dans les habitudes du couple ou qu’il veut avoir des pratiques plus violentes qu’à l’ordinaire.

 

pour identifier et améliorer les dysfonctions induites par ces troubles, il est nécessaire que les deux partenaires discutent de ces changements, car le partenaire touché par la sexsomnie pourrait ne pas s’en souvenir. Autre moyen de détecter cette parasomnie sexuelle ? Les thérapies de couple qui permettent d’identifier le trouble du comportement sexuel ou une visite dans un centre du sommeil.

 

Quelle est la fréquence des sexomnies ?

 

10% des somnambules (qui représentent eux-mêmes 2% des adultes) ont déjà eu au moins une fois une "activité sexuelle amnésique" ou une sexsomnie.

Trois quart des sexsomniaques sont des hommes. Ces cas sont plus signalés, peut-être du fait que l’abus physique perpétré par les hommes est plus facilement dénoncé que par celui des femmes.

 

Sexsomnies : quels sont les traitements possibles ? 

 

Il est important de traiter rapidement un trouble apparenté à la sexsomnie la sexsomnie pour éviter que ces comportements deviennent de plus en plus réguliers. Première étape : consulter un spécialiste du sommeil ou un psychiatre. Après la pose du diagnostic, le professionnel de santé pourra orienter le patient vers une thérapie comportementale ou de couple. Dans certains cas, il prescrit un traitement naturel ou des médicaments à base de la mélatonine pour régulariser les cycles du sommeil. 

 

Il est également nécessaire de sensibiliser sur l’hygiène autour du sommeil. Cela passe par des horaires de coucher et de lever réguliers, la pratique d’une activité physique et des occupations calmes avant de s’endormir. Une activité sexuelle épanouie peut également aider. Mieux vaut aussi éviter les excitants tels que les sodas, le thé ou le café après 16 heures, l’alcool et la prise de certains médicaments. Je recommande de diminuer au maximum les activités stressantes. Si tout va bien, toutes ces règles peuvent contribuer à un sommeil moins sexuel.

 

              

 

 

Dr Simona GEORGESCU

Psychiatrie Intégrative - Psychothérapie - Neuronutrition

 

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